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Un nouveau Premier ministre nommé par le président Jovenel Moïse

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Un nouveau Premier ministre nommé par le président Jovenel Moïse


Depuis la démission du Premier ministre Jean-Henry Céant en mars 2019, le pays est resté sans Premier Ministre légitime (institutionnelle, humanitaire et sécuritaire). Le président haïtien Jovenel Moïse a annoncé via un tweet que Joute Joseph a été choisi comme nouveau premier ministre.

« Suite aux consultations que j’ai eues avec différents secteurs du pays, j’ai fait choix du citoyen Joute JOSEPH comme nouveau Premier ministre. Ce dernier est appelé à former dans les meilleurs délais, un GVT d’ouverture et de consensus, capable de répondre aux urgences de l’heure », a publié Jovenel Moise.

« Je veux remercier l’ancien Premier ministre, Jean Michel Lapin et son gouvernement, pour les services rendus à la nation. Je tiens surtout à féliciter Monsieur Lapin pour son engagement, sa loyauté, son patriotisme et son esprit de sacrifice après un an passé à la Primature », a indiqué le président de la république.

À noté, Joseph Jouthe, est le troisième chef de gouvernement choisi par Jovenel Moïse en seulement un an.

Jeffmy Cazeau

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Haiti

Quand la prostitution passe de stratégie de survie à un mode de vie

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Quand la prostitution passe de stratégie de survie à un mode de vie
Crédit Photo: Charlotte Palau)

C’est répugnant disent certains, immorale clament d’autres, voire intolérable pour ceux et celles se réclamant adeptes de la confession chrétienne. La prostitution ne saurait être un choix simplement motivé par le désir de débauche sexuelle, elle s’avère dans tous ces aspects, une stratégie de survie de celles qui sont dans la privation.

Parler de prostitution en Haïti comme dans tous les pays pauvres, exige une compréhension approfondie de la structuration socioéconomique du pays. Chez nous, le marché du sexe est pluridimensionnel et s’est élargi après le séisme du 12 janvier 2010. La prostitution ne se fait pas seulement dans les boites de nuit, sur les trottoirs des grandes villes où la pratique est plus visible, mais elle gagne aussi les familles, les écoles et les milieux professionnels, entre autres.

Elles sont jeunes, âgées entre 18 et 40 ans, certaines d’entre les prostituées se battent dans l’ombre pour leur écolage, la nourriture, le loyer, leurs enfants, et parfois même pour leurs parents complices de leur activité économique. Faut-il encourager, éradiquer ou réguler les pratiques de prostitution dans une société où les jeunes sont abandonnés ? L’énigme se précise par le fait même que la prostitution devient un phénomène né de la pauvreté extrême, de la situation socioéconomique précaire et de la réalité de certaines familles ayant beaucoup d’enfants dans un pays pauvre où la survie est un luxe qui coûte trop cher.

Se prostituer, un mode de vie dans les bordels

La prostitution en Haïti a ses particularités solidement attachées à la situation sociale incluant la pauvreté extrême, le désespoir, et parfois le refus de rester sous la dépendance humiliante d’un membre de famille. Le paysage de certains bordels en Haïti est la représentation parfaite de l’ignominie dans sa plus simple expression. Des petites chambres en bois, des lits en planches et des toitures en tôles usées et trouées partout, de petites vases avec d’au moins 5 sachets d’eau à l’intérieur pour le lavage après les relations sexuelles. À Léogâne (l’une des zones ciblées par ce reportage), il existe plusieurs bordels et boites de nuit où des dizaines de filles n’arrivent même pas, selon leurs dires, à gagner 250 gourdes par soirée (2.25 $ us au taux de 111.02) pour un dollar, tandis qu’elles doivent verser chaque soir (1.48 $ us) pour l’utilisation d’une petite pièce hideuse dans laquelle elles se livrent en moyenne à 100 gourdes par client soit exactement 0.90 centimes us au taux de 111.02 gourdes pour un dollar.

Certaines d’entre elles se sentant frustrées, désorientées et toujours énervées face à la pratique, ont eu du mal à nous parler. Elles sont malgré tout, motivées par le désir d’offrir à leurs enfants le pain de l’instruction, pour leur aider à échapper de la honte, de l’humiliant métier qu’est la   prostitution. Elles ont été un peu violentes en nous considérant comme ceux qui ne voient que leurs propres intérêts en utilisant la vulnérabilité des autres. Cynthia âgée a 35 ans. Elle se prostitue au bordel MALIBOU qui abrite une vingtaine de prostituées. La jeune femme nous raconte avec beaucoup de peine leur réalité nocturne.

Reportage by Dajeanson Junior

Se prostituer en restant sous la responsabilité de ses parents

Un peu partout, dans des bidonvilles, dans de grandes villes du pays, des jeunes filles âgées de 18 à 25 ans, paient leurs écolages, s’habillent, assurent leurs dépenses quotidiennes et parfois louent une chambre qu’elles partagent avec des partenaires sexuels. On ne les trouve pas dans les rues. Elles ne sont pas non plus sur les trottoirs, mais leurs petites chambres accueillent des amis sexuels sur rendez-vous. Sarafine a 20 ans. Elle est en philo à un collège à proximité de Delmas 95. Elle nous confie avoir accepté de prendre pour petit ami un sexagénaire pour assurer son écolage. Un choix dont elle n’est pas fière. Cette demoiselle est l’ainée d’une famille de 9 enfants de Cavaillon, commune du département du sud, dont le père est cultivateur, et la mère commerçante. Elle se voyait obligée de créer espoir pour les autres et soutenir ses parents, ses petits frères et sœurs, qui manquent un peu de tout. Le sexagénaire a du mal à la satisfaire sexuellement. Ce qui l’oblige à avoir un petit copain de 23 ans faisant aussi la philo à une école voisine de la sienne. Sarafine est tombé enceinte deux fois pour son jeune copain, et a dû avorter pour poursuivre ses études classiques tout en craignant aussi de perdre le support financier de son ami sexuel sexagénaire. Comment diriger, discipliner, voire orienter sa fille, quand on est contraint d’accepter qu’elle se prostitue au plus offrant pour échapper les membres de sa famille de la mendicité, de l’analphabétisme, et de la faim, dans une société où la politique stérile n’est pas au service du développement, mais plutôt au bénéfice de la corruption?

Les trottoirs, un marché où le produit n’a pas de prix

Se placer aux coins de rue, en s’offrant à tout venant, est la forme la plus dégradante de la prostitution. Pourtant, elle est aussi une stratégie visant à attirer beaucoup de clients pendant la nuit qui, même à prix réduit, ne garantirait au minimum les dépenses courantes du lendemain. Au boulevard Jean Jacques Dessalines (Port-au-Prince), où se concentre les petites et moyennes entreprises, il existe aussi un alignement de petits bordels qui abritent pour la plupart des dominicaines, et avec des trottoirs sur lesquels sont fixés certains marchands de jus, de nourriture, des cordonniers et des démarcheurs de pièces d’automobiles.  Elles sont de tout âge, ces putes qui appellent affectueusement les piétons masculins. Certaines d’entre elles ne sont pas loin de leurs divans. Il suffit de bien négocier. Elles peuvent aller jusqu’à 75 gourdes (1,11 $ us au taux de 67.5 pour un dollar), celles qui après négociation, se rendent sur des tables pour satisfaire leurs clients par une position sexuelle bien spéciale. Une petite caresse d`introduction avec le préservatif déjà en main, s`avère les prémices de l’acte sexuel qui dure en général entre 3 à 5 minutes. Les tables qui servent de support pour une position unique appelée en Haïti Back Chat, sont celles sur lesquelles sont arrangées dans la matinée, les nourritures des petits marchands de l`informel. Il n`y pas d`heures pour ces putes qui fument et qui boivent de laisser le trottoir. Elles attendent certains clients qui viennent le plus souvent vers 2 ou 3 heures du matin, ces clients avides de sexe qui veulent finir leurs journées de travail au lit avec une pute ou deux putes qui donnent du plaisir à leurs clients financièrement généreux.

La danse, le charme; et le sexe s’en suit

Nombreuses sont des boites de nuits des grandes villes du pays. Elles pullulent dans les communes de Delmas, de Pétion ville, de carrefour, et de clercine, pour ne citer que celles-là. Elles offrent en dehors de la bière, du Compas et de la musique de tendance Rap créole et dérivé (Ti sourit, Rabòday). La quasi-totalité des clients qui fréquentent ces lieux sont des hommes qui sont plus motivées par les belles serveuses que par les bières. Des ressortissants étrangers qui viennent en mission pour certaines ONG, sont très attirés par les serveuses. Ils sont plus disposés à offrir plus d’argent à ces jeunes demoiselles qui n’hésitent même pas une seconde de coucher avec eux ou à finir la nuit en hôtel. Selon Marie France âgée de 21 ans, les serveuses dans cette boite de nuit située aux environs de Delmas 95, peuvent gagner au moins 1500 gourdes par nuit pour avoir couché à un ou deux clients. Certains clients plus avides de plaisirs sexuels, sont prêts à payer et à satisfaire les exigences financières des filles, pourvu qu’elles soient disposées à leur enivrer de plaisirs. Les négociations se font à table en buvant de l’alcool ou en fumant. Marie France avoue qu’elle ne couche en général qu’avec les garçons qui lui plaisent. Elle est en seconde et a à sa charge ses deux petits frères respectivement âgés de 15 et 17 ans. Ce qui l’empêche de boucler ses études classiques.

Dans certains pays riches ou industrialisés, la prostitution est beaucoup plus un choix délibéré qu’une conséquence de la pauvreté extrême et de la vulnérabilité. Le poète allemand Bertolt Brecht eut à dire que c’est l’imbécilité et l’ignorance politique qui produisent la prostituée, l’enfant de rue, le voleur, et le pire de tous les bandits. Dans une société où règnent l’injustice, l’inégalité sociale la plus cuisante, la pauvreté, le désespoir et l’anarchie politique pour ne citer que ceux-là, la prostitution ne peut être qu’une conséquence assez logique et évidente. À travers le monde, la pratique de prostitution subit une forme d’industrialisation. En 1998, l’Organisation internationale du travail, une agence officielle de l’ONU, appelle dans un rapport à la reconnaissance économique de l’industrie du sexe. Cette reconnaissance englobe entre autres, une extension des « droits du travail et des bénéfices pour les travailleurs du sexe », l’amélioration des « conditions de travail ». Les faits montrent surtout dans les pays où la population est quasiment noire, qu’il y a une tendance de dépigmentation chez les femmes pour attirer selon leurs dires, beaucoup de regards masculins ayant une affection particulière pour les femmes à la teinte claire. Cette mauvaise se fait suivre d’une coloration disproportionnée de la peau, ce qui entraine à son tour, des maladies épidermiques comme la gale, des infections sévères, voire le cancer. Chez nous en Haïti, il n’existe aucune donnée statistique réelle sur la prostitution ouverte dans les bordels pouvant permettre une certaine tentative des autorités d’améliorer la condition de vies de ces prostituées. Aucune réflexion approfondie n`est produite sur les conséquences des pratiques de prostitution dans les sociétés pauvres, en l’occurrence cette société haïtienne dominée par la corruption, l’inégalité, où l’économie se concentre dans l’informel, avec une exceptionnelle poussée de bidonvilles. Le grand risque de grossesse suivi d’avortement volontaire et de maladie sont entres autres les défis liés à la prostitution en Haïti. Comment une marchande de sexe en Haïti peut élever sa fille adolescente avec des valeurs humaines et morales où l’immoralité se construit partout et à tous les niveaux dans cette société en chute de valeurs  et de modèles ? Que peut-on attendre du devenir de ces enfants dont les mères sont des prostituées oubliées, marginalisées étant à la fois incapables d’offrir à leurs enfants une éducation de qualité et prometteuse ?

  • Tous les noms utilisés dans ce reportage sont des noms d’emprunt.

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Léogâne : le conseil municipal reste en place avec un Maire condamné par la justice et deux membres absentéistes

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Léogâne : le conseil municipal reste en place avec un Maire condamné par la justice et deux membres absentéistes

La rédaction de Hitliyenews n’a toujours pas de nouvelles concernant la prestation de serment de la nouvelle commission municipale de Léogâne. Cependant, le Président Mauclair Désir est bel et bien en poste, a t-on appris.

La ” commission municipale ” de Léogâne a été nommée par arrêté présidentielle depuis près d’un mois. Surprise générale : les trois membres du dernier cartel municipal ont été gardés en poste. Il s’agit de Mauclair Désir, Président, des membres Serge Jérôme et Marie Freda St Fort.

Cette nomination a provoqué la surprise par le fait, d’un côté, que le Président de la commission municipale Mauclair Désir, a été reconnu coupable par la justice depuis près d’un an, alors qu’il était Maire principal, de délit de spoliation. La peine d’un an d’emprisonnement et de 200 mille gourdes de dommages et intérêts découlant de son jugement, ayant atteint l’autorité de la chose souverainement jugée, n’a jamais été exécutée.

D’un autre côté, le Maire assesseur Serge Jérôme qui garde sa place comme membre de la commission, en conflit ouvert exprimé dans les médias avec le Maire principal d’alors, n’a jamais mis les pieds à la mairie depuis quelques mois. Quant à l’autre Membre Marie Freda St Fort, elle vit à l’étranger depuis pratiquement le milieu de son mandat. Elle est en passe d’obtenir une résidence aux États-Unis, c’est pour cela qu’elle s’est casée à l’étranger, nous a confié une source à la mairie de Léogâne.

Les réseaux sociaux ont été enflammés par cette nouvelle avec des messages d’indignation. ” C’est un coup de poignard à la justice quand l’état conforte un condamné de justice en le gardant à la tête de la Mairie pour lui dire que la justice ne peut rien contre lui “, a réagi Garry Alliance, l’une des figures de proue de l’opposition locale.

Par ailleurs, le conseil municipal aujourd’hui commission municipale refusait de se prononcer sur leur bilan. Mais le cartel a été plutôt parasitaire dans le sens où il s’est plutôt appuyé sur les quelques réalisations de l’ex Député Jean Wilson Hyppolite.

C’est un cartel qui n’a jamais pu garder la commune assainie. Le seul projet d’envergure lancé par la mairie au cours des quatre dernières années a été la construction de la rue des Remparts au centre-ville. Aucune avancée significative n’a été faite après le lancement.

La gestion du coronavirus a été un autre échec pour l’équipe gardée en place. Ils n’avaient ni fait de promesses de campagne ni présenté de programme. On ne peut pas leur reprocher grande chose, ironisent certains.

Diery Marcelin
dierymarcelin@yahoo.fr

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Petit Goâve : Junior Bonheur fait déjà de grosses promesses

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Petit Goâve : Junior Bonheur fait déjà de grosses promesses

C’est l’une des nominations qui a le plus attiré l’attention. Le Chanteur du groupe Buzz Junior Bonheur a été par arrêté présidentiel nommé Président de la commission municipale devrant administrer la municipalité de Petit-Goâve, à côté des membres Vickson Corrioland et Valéry Maurissaint. Quelques heures après sa nomination, Junior Bonheur, à travers une note sur sa page Facebook officielle, promet gros aux Petit-Goâviens et fait appel à eux pour le soutenir dans cette tâche.

” Nous nous donnons comme mission de transformer Petit-Goâve en une commune de référence en matière de développement en Haïti, a écrit le nouveau Président de la commission municipale de Petit-Goâve. ” Cette mission sera impossible dans la division. Nous sollicitons la participation de tous les fils de la Cité Faustin Soulouque. Nous allons réunir les acteurs locaux et ceux de la diaspora pour définir ensemble les priorités et les intégrer dans un plan de développement communal “, poursuit la note.

Par ailleurs, des gens ayant fait l’expérience de diriger une mairie au cours d’une transition témoignent qu’il est très difficile d’effectuer d’importantes réalisations sans être un conseil élu. Les problèmes de budget et de légitimité auprès des bailleurs sont énormes, expliquent ils.

Diery Marcelin

dierymarcelin@yahoo.fr

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