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Société

Léogâne : 15 km de route réaménagés, 250 lampadaires placés et d’autres grandes perspectives par des citoyens de trois communautés

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Léogâne : 15 km de route réaménagés, 250 lampadaires placés et d’autres grandes perspectives par des citoyens de trois communautés

Dans le cadre du projet ” MMB Klere Klere 2020 “, un groupe de 300 citoyens en majorité de la diaspora des localités de Masson, de Macombre et de Brache, ont investi de mai 2019 à aujourd’hui, 120 mille dollars us dans des projets de développement de leurs localités. Au cours de cette période, 15 kilomètres de route ont été réaménagés en terre battue, 250 lampadaires ont été mis en place et des arbres ont été plantés. ” Avant le projet, c’était difficile de passer par ces voies même à motocyclette “, se rappelle l’Ingénieur Tropic, l’un des responsables bénévoles des chantiers.

Les habitants des localités travaillent de manière bénévole dans le projet. Certains contribuent aussi de manière financière, tout comme ceux de la diaspora. C’est donc un exemple de solidarité citoyenne qu’offrent les habitants de Masson, Macombre et Brache.

Cette initiative est en passe de faire école. Des localités voisines sont en train d’emboîter le pas. C’est le cas de la Croix des Pères, toujours dans la section de Petite Rivière, où des poteaux électriques sont déjà placés.

MMB 2020 n’est pas arrivé à terme. ” Nous travaillons déjà à mettre en place un centre de santé. Nous avons déjà une ambulance disponible pour la zone. Nous allons réaménager le terrain de football du quartier. Le projet de modernisation de notre système électrique vieux de près de 40 ans est ralenti par la pandémie, mais ne tardera pas à atterrir. Nous visons même à avoir un système électrique indépendant”, nous raconte l’Ingénieur civil.

Diery Marcelin
dierymarcelin@yahoo.fr

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Société

Marcher ne suffit pas, selon l’organisation socio-chrétienne JEHRE

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Marcher ne suffit pas, selon l’organisation socio-chrétienne JEHRE

Des milliers de protestataires, de différents secteurs religieux,  ont gagné les rues dimanche dernier à Léogâne, sur invitation d’organisations protestantes, pour dire non à ” l’immoralité “, ciblant les articles : 301, 304, 305 et 471 du nouveau code pénal récemment publié par décret présidentiel. Partie prenante de ce mouvement, la Jeunesse Haïtienne Responsable – JEHRE -, croit qu’il faudra poser d’autres actions pour parvenir au résultat escompté.

” Il nous faut d’abord au sein du secteur évangélique nous organiser. Ensuite, il va falloir briguer des postes de décision pour influencer l’orientation des politiques. C’est révolu le discours du chrétien qui ne se mêle pas des affaires politiques “, soutient Eder Montrose, Coordonnateur de la JEHRE.

” Nous sommes en face d’une puissance mondiale qu’est la communauté LGBT+. Elle finance les acteurs et institutions politiques pour parvenir à ses fins. Nous n’avons d’autres choix que d’arriver à une révolution de la pensée chrétienne pour faire face à cette situation “, insiste le Porte-parole de la JEHRE Jean Vladimir Durocher.


Lors de la marche de dimanche dernier, à travers pancartes et banderoles, les milliers de protestataires ont réclamé santé, sécurité et autres besoins fondamentaux en lieu et place de ” l’abomination “, tout en scandant ” Ayiti pa p peri “. Ce sont aussi les propos du Père Yves Anis, curé de la paroisse Sainte-Rose de Lima, qui préconise une révision du décret.

Présent dans les rues, l’ancien Commissaire du gouvernement Jean Danton Léger dit supporter la famille et l’église, conformément à son combat contre le festival Masimadi qu’il a fait annuler lorsqu’il était à la tête du Parquet près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince.


Diery Marcelin

dierymarcelin@yahoo.fr

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Société

Bon travèse Konpè filo

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L’animateur de l’émission “Kalfou” Konpè filo est mort

Icone de la presse haïtienne depuis plus de 30 ans, l’animateur de l’émission “Kalfou” diffusée sur la chaîne 18, Anthony Pascal dit “Konpè Filo”, s’est éteint à l’âge de 67 ans, ce vendredi 31 juillet. Il a rendu l’âme en cours de route, alors qu’on le transportait de l’hôpital sans frontières à l’Hopital Universitaire de Mirebalais (HUM).

Militant anti-Duvaliériste, Konpè Filo officiait à la Radio Haïti Inter où il était l’un des symboles de la résistance durant la période dictatoriale.

hitliyenews.com présente ses sympathies à la famille d’Anthony Pascal, à la Radio-Télé Ginen, aux proches et amis frappés par ce deuil.

Jeffmy Cazeau
hjeffmycazeau@gmail.com

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Haiti

Quand la prostitution passe de stratégie de survie à un mode de vie

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Quand la prostitution passe de stratégie de survie à un mode de vie
Crédit Photo: Charlotte Palau)

C’est répugnant disent certains, immorale clament d’autres, voire intolérable pour ceux et celles se réclamant adeptes de la confession chrétienne. La prostitution ne saurait être un choix simplement motivé par le désir de débauche sexuelle, elle s’avère dans tous ces aspects, une stratégie de survie de celles qui sont dans la privation.

Parler de prostitution en Haïti comme dans tous les pays pauvres, exige une compréhension approfondie de la structuration socioéconomique du pays. Chez nous, le marché du sexe est pluridimensionnel et s’est élargi après le séisme du 12 janvier 2010. La prostitution ne se fait pas seulement dans les boites de nuit, sur les trottoirs des grandes villes où la pratique est plus visible, mais elle gagne aussi les familles, les écoles et les milieux professionnels, entre autres.

Elles sont jeunes, âgées entre 18 et 40 ans, certaines d’entre les prostituées se battent dans l’ombre pour leur écolage, la nourriture, le loyer, leurs enfants, et parfois même pour leurs parents complices de leur activité économique. Faut-il encourager, éradiquer ou réguler les pratiques de prostitution dans une société où les jeunes sont abandonnés ? L’énigme se précise par le fait même que la prostitution devient un phénomène né de la pauvreté extrême, de la situation socioéconomique précaire et de la réalité de certaines familles ayant beaucoup d’enfants dans un pays pauvre où la survie est un luxe qui coûte trop cher.

Se prostituer, un mode de vie dans les bordels

La prostitution en Haïti a ses particularités solidement attachées à la situation sociale incluant la pauvreté extrême, le désespoir, et parfois le refus de rester sous la dépendance humiliante d’un membre de famille. Le paysage de certains bordels en Haïti est la représentation parfaite de l’ignominie dans sa plus simple expression. Des petites chambres en bois, des lits en planches et des toitures en tôles usées et trouées partout, de petites vases avec d’au moins 5 sachets d’eau à l’intérieur pour le lavage après les relations sexuelles. À Léogâne (l’une des zones ciblées par ce reportage), il existe plusieurs bordels et boites de nuit où des dizaines de filles n’arrivent même pas, selon leurs dires, à gagner 250 gourdes par soirée (2.25 $ us au taux de 111.02) pour un dollar, tandis qu’elles doivent verser chaque soir (1.48 $ us) pour l’utilisation d’une petite pièce hideuse dans laquelle elles se livrent en moyenne à 100 gourdes par client soit exactement 0.90 centimes us au taux de 111.02 gourdes pour un dollar.

Certaines d’entre elles se sentant frustrées, désorientées et toujours énervées face à la pratique, ont eu du mal à nous parler. Elles sont malgré tout, motivées par le désir d’offrir à leurs enfants le pain de l’instruction, pour leur aider à échapper de la honte, de l’humiliant métier qu’est la   prostitution. Elles ont été un peu violentes en nous considérant comme ceux qui ne voient que leurs propres intérêts en utilisant la vulnérabilité des autres. Cynthia âgée a 35 ans. Elle se prostitue au bordel MALIBOU qui abrite une vingtaine de prostituées. La jeune femme nous raconte avec beaucoup de peine leur réalité nocturne.

Reportage by Dajeanson Junior

Se prostituer en restant sous la responsabilité de ses parents

Un peu partout, dans des bidonvilles, dans de grandes villes du pays, des jeunes filles âgées de 18 à 25 ans, paient leurs écolages, s’habillent, assurent leurs dépenses quotidiennes et parfois louent une chambre qu’elles partagent avec des partenaires sexuels. On ne les trouve pas dans les rues. Elles ne sont pas non plus sur les trottoirs, mais leurs petites chambres accueillent des amis sexuels sur rendez-vous. Sarafine a 20 ans. Elle est en philo à un collège à proximité de Delmas 95. Elle nous confie avoir accepté de prendre pour petit ami un sexagénaire pour assurer son écolage. Un choix dont elle n’est pas fière. Cette demoiselle est l’ainée d’une famille de 9 enfants de Cavaillon, commune du département du sud, dont le père est cultivateur, et la mère commerçante. Elle se voyait obligée de créer espoir pour les autres et soutenir ses parents, ses petits frères et sœurs, qui manquent un peu de tout. Le sexagénaire a du mal à la satisfaire sexuellement. Ce qui l’oblige à avoir un petit copain de 23 ans faisant aussi la philo à une école voisine de la sienne. Sarafine est tombé enceinte deux fois pour son jeune copain, et a dû avorter pour poursuivre ses études classiques tout en craignant aussi de perdre le support financier de son ami sexuel sexagénaire. Comment diriger, discipliner, voire orienter sa fille, quand on est contraint d’accepter qu’elle se prostitue au plus offrant pour échapper les membres de sa famille de la mendicité, de l’analphabétisme, et de la faim, dans une société où la politique stérile n’est pas au service du développement, mais plutôt au bénéfice de la corruption?

Les trottoirs, un marché où le produit n’a pas de prix

Se placer aux coins de rue, en s’offrant à tout venant, est la forme la plus dégradante de la prostitution. Pourtant, elle est aussi une stratégie visant à attirer beaucoup de clients pendant la nuit qui, même à prix réduit, ne garantirait au minimum les dépenses courantes du lendemain. Au boulevard Jean Jacques Dessalines (Port-au-Prince), où se concentre les petites et moyennes entreprises, il existe aussi un alignement de petits bordels qui abritent pour la plupart des dominicaines, et avec des trottoirs sur lesquels sont fixés certains marchands de jus, de nourriture, des cordonniers et des démarcheurs de pièces d’automobiles.  Elles sont de tout âge, ces putes qui appellent affectueusement les piétons masculins. Certaines d’entre elles ne sont pas loin de leurs divans. Il suffit de bien négocier. Elles peuvent aller jusqu’à 75 gourdes (1,11 $ us au taux de 67.5 pour un dollar), celles qui après négociation, se rendent sur des tables pour satisfaire leurs clients par une position sexuelle bien spéciale. Une petite caresse d`introduction avec le préservatif déjà en main, s`avère les prémices de l’acte sexuel qui dure en général entre 3 à 5 minutes. Les tables qui servent de support pour une position unique appelée en Haïti Back Chat, sont celles sur lesquelles sont arrangées dans la matinée, les nourritures des petits marchands de l`informel. Il n`y pas d`heures pour ces putes qui fument et qui boivent de laisser le trottoir. Elles attendent certains clients qui viennent le plus souvent vers 2 ou 3 heures du matin, ces clients avides de sexe qui veulent finir leurs journées de travail au lit avec une pute ou deux putes qui donnent du plaisir à leurs clients financièrement généreux.

La danse, le charme; et le sexe s’en suit

Nombreuses sont des boites de nuits des grandes villes du pays. Elles pullulent dans les communes de Delmas, de Pétion ville, de carrefour, et de clercine, pour ne citer que celles-là. Elles offrent en dehors de la bière, du Compas et de la musique de tendance Rap créole et dérivé (Ti sourit, Rabòday). La quasi-totalité des clients qui fréquentent ces lieux sont des hommes qui sont plus motivées par les belles serveuses que par les bières. Des ressortissants étrangers qui viennent en mission pour certaines ONG, sont très attirés par les serveuses. Ils sont plus disposés à offrir plus d’argent à ces jeunes demoiselles qui n’hésitent même pas une seconde de coucher avec eux ou à finir la nuit en hôtel. Selon Marie France âgée de 21 ans, les serveuses dans cette boite de nuit située aux environs de Delmas 95, peuvent gagner au moins 1500 gourdes par nuit pour avoir couché à un ou deux clients. Certains clients plus avides de plaisirs sexuels, sont prêts à payer et à satisfaire les exigences financières des filles, pourvu qu’elles soient disposées à leur enivrer de plaisirs. Les négociations se font à table en buvant de l’alcool ou en fumant. Marie France avoue qu’elle ne couche en général qu’avec les garçons qui lui plaisent. Elle est en seconde et a à sa charge ses deux petits frères respectivement âgés de 15 et 17 ans. Ce qui l’empêche de boucler ses études classiques.

Dans certains pays riches ou industrialisés, la prostitution est beaucoup plus un choix délibéré qu’une conséquence de la pauvreté extrême et de la vulnérabilité. Le poète allemand Bertolt Brecht eut à dire que c’est l’imbécilité et l’ignorance politique qui produisent la prostituée, l’enfant de rue, le voleur, et le pire de tous les bandits. Dans une société où règnent l’injustice, l’inégalité sociale la plus cuisante, la pauvreté, le désespoir et l’anarchie politique pour ne citer que ceux-là, la prostitution ne peut être qu’une conséquence assez logique et évidente. À travers le monde, la pratique de prostitution subit une forme d’industrialisation. En 1998, l’Organisation internationale du travail, une agence officielle de l’ONU, appelle dans un rapport à la reconnaissance économique de l’industrie du sexe. Cette reconnaissance englobe entre autres, une extension des « droits du travail et des bénéfices pour les travailleurs du sexe », l’amélioration des « conditions de travail ». Les faits montrent surtout dans les pays où la population est quasiment noire, qu’il y a une tendance de dépigmentation chez les femmes pour attirer selon leurs dires, beaucoup de regards masculins ayant une affection particulière pour les femmes à la teinte claire. Cette mauvaise se fait suivre d’une coloration disproportionnée de la peau, ce qui entraine à son tour, des maladies épidermiques comme la gale, des infections sévères, voire le cancer. Chez nous en Haïti, il n’existe aucune donnée statistique réelle sur la prostitution ouverte dans les bordels pouvant permettre une certaine tentative des autorités d’améliorer la condition de vies de ces prostituées. Aucune réflexion approfondie n`est produite sur les conséquences des pratiques de prostitution dans les sociétés pauvres, en l’occurrence cette société haïtienne dominée par la corruption, l’inégalité, où l’économie se concentre dans l’informel, avec une exceptionnelle poussée de bidonvilles. Le grand risque de grossesse suivi d’avortement volontaire et de maladie sont entres autres les défis liés à la prostitution en Haïti. Comment une marchande de sexe en Haïti peut élever sa fille adolescente avec des valeurs humaines et morales où l’immoralité se construit partout et à tous les niveaux dans cette société en chute de valeurs  et de modèles ? Que peut-on attendre du devenir de ces enfants dont les mères sont des prostituées oubliées, marginalisées étant à la fois incapables d’offrir à leurs enfants une éducation de qualité et prometteuse ?

  • Tous les noms utilisés dans ce reportage sont des noms d’emprunt.

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